Le sujet

Le mirage manuel visuel, angle mort de la production stérile.

Sur les lignes parentérales, l'inspection à 100% reste très largement humaine. C'est la dernière barrière avant le patient — et paradoxalement, l'étape la moins instrumentée de l'atelier.

Ce que fait vraiment un mireur

Un mireur qualifié examine chaque unité — seringue, flacon, ampoule — devant un fond blanc puis un fond noir, à cadence imposée, en séparant particules, défauts cosmétiques, défauts critiques.

Une cadence, pas un rythme libre

La méthode définit un temps par unité (typiquement 8 à 10 s). Trop rapide : défauts manqués. Trop lent : hors validation. Le mireur doit tenir cette cadence pendant tout le poste.

Fatigue et dérive

Après 20 minutes, la détection décroche. Les pauses courtes toutes les heures sont exigées par la méthode — encore faut-il pouvoir prouver qu'elles ont eu lieu.

Papier, ratures, ressaisies

Comptes de défauts, N° de carton, N° de lot, initiales : tout finit sur feuille. Puis retapé. Puis archivé. Chaque étape est une perte d'information et un risque d'audit.

La conviction Lean&Co

Le mirage manuel ne disparaîtra pas. Mais il peut cesser d'être une boîte noire. En équipant le geste — pas en le remplaçant — on rend enfin l'inspection visuelle mesurable, pilotable et auditable.